INFO EUROPE 1 – Immobilier : les primo accédants échappent à l’augmentation des frais de notaire

Christophe Bordet / Crédits photo : Matthieu Delaty / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP 07h57, le 22 novembre 2024, modifié à 08h46, le 22 novembre 2024

C’est clair et net, pas question d’alourdir les taxes des Français qui achètent un bien immobilier pour la toute première fois en 2025, que ce soit pour y habiter ou pour le louer. Il faut dire que depuis l’annonce de Michel Barnier d’augmenter de 0,5% les droits de mutation à titre onéreux, plus communément appelé « frais de notaire », la grogne enfle dans tout l’éco système immobilier. En effet, ces derniers passeraient de 4,5 à 5%, afin de renflouer les caisses atones des départements.

Encourager un retour sur le marché immobilier

Notaires, agents immobiliers, promoteurs et consommateurs qualifient l’annonce de mesure anti pouvoir d’achat. Comment expliquer à un jeune couple qui acquiert un appartement de 300.000 euros et qui paie déjà plus de 25.000 euros de frais, qu’il va devoir dépenser 1.500 euros supplémentaires, l’équivalant d’un mois de salaire pour certaines personnes ? Selon les informations du JDD, le gouvernement a tranché. Les primo-accédants ne seront pas impactés par cette mesure.

Il s’agit d’encourager leur retour sur un marché immobilier toujours en difficulté : il ne devrait pas compter plus de 760.000 transactions sur l’année 2024, selon la FNAIM, contre plus d’un million il y a encore trois ans, avant l’envolée des taux de crédit et de l’inflation. En 2023, les primo-accédants représentaient 55% des emprunteurs, selon les données de la banque de France, mais depuis le début de l’année 2024, ils sont minoritaires. Il s’agit donc de les préserver.

Le logement neuf, deuxième grand gagnant

Le nombre de permis de construire délivrés en un an atteint 337.100, une baisse de 10% par rapport à 2023. Le neuf traverse une crise historique. Les coûts de construction ont augmenté du fait de matériaux plus chers et de normes environnementales plus strictes.

Parallèlement, les acquéreurs ont, là encore, souffert de la remontée des taux d’emprunt et de la réduction de dispositifs publics permettant de soutenir l’immobilier neuf. Plus de 30.000 emplois ont déjà été détruits, selon la Fédération française du bâtiment. Ce n’était certainement pas le moment d’alourdir la fiscalité à travers les frais de notaire. Le gouvernement semble l’avoir compris, excluant donc le logement neuf de ce dispositif.

Deux poids et deux mesures

L’immobilier ancien n’échappera pas en revanche à l’augmentation des droits de mutation. Les secundo accédants, non plus, même s’il s’agit d’une mesure temporaire, valable trois ans. Une décision qui pose question, discriminatoire selon certains professionnels du secteur et dont l’efficacité est loin d’être prouvée. Cette augmentation des droits de mutation dans l’ancien risque bel et bien d’avoir un effet psychologique négatif sur les acquéreurs, lassés de toujours devoir mettre la main à la poche, estiment les notaires.

Ils pourraient renoncer à investir dans la pierre. Une lueur d’espoir tout de même : les départements gardent la main et conservent la latitude nécessaire afin de ne pas appuyer sur le bouton « hausse ». Gare à ceux qui oseront : ils risquent bien de le payer dans les urnes en 2028.

Notaires Immobilier : Critique d’une Opacité Préjudiciable

La quête d’un notaire dans le domaine de l’immobilier est souvent un parcours semé d’embûches pour les consommateurs. Au cœur de cette complexité réside une opacité préjudiciable qui entrave la transparence et la confiance dans ce secteur crucial. Voici un aperçu critique des principales problématiques associées aux notaires immobiliers :

Manque de Transparence

Les consommateurs se trouvent confrontés à un manque flagrant de transparence lorsqu’ils recherchent des services notariaux pour leurs transactions immobilières. Les tarifs pratiqués par les notaires restent souvent obscurs, sans véritable justification apparente pour les honoraires demandés. Cette opacité laisse les consommateurs dans l’incertitude quant aux coûts réels des services notariaux, sapant ainsi la confiance du public dans cette profession.

Complexité Administrative

Le processus d’achat ou de vente d’un bien immobilier implique une multitude de formalités administratives souvent complexes. Les consommateurs se retrouvent souvent dépassés par la paperasserie et les exigences légales, sans savoir où chercher de l’aide ou des explications claires. Les notaires, en tant qu’experts juridiques, pourraient jouer un rôle crucial dans la simplification de ces processus, mais leur manque de disponibilité et de clarté ajoute à la frustration des consommateurs.

Coûts Élevés et Opacité Tarifaire

Les frais de notaire représentent une part significative des coûts associés à une transaction immobilière. Cependant, les consommateurs ont souvent du mal à comprendre la composition de ces frais et à évaluer si les honoraires demandés sont justifiés. Cette opacité tarifaire permet aux notaires de maintenir des prix élevés sans réelle reddition de comptes, ce qui aggrave le fardeau financier des consommateurs et limite l’accès à la justice immobilière pour certains.

En conclusion, l’opacité qui entoure les services des notaires immobiliers représente un défi majeur pour les consommateurs cherchant à naviguer dans le marché immobilier. Pour restaurer la confiance et favoriser une plus grande accessibilité à la justice immobilière, une transparence accrue et des réformes structurelles sont indispensables dans ce secteur essentiel de notre société.